Dernière mise à jour : 4 septembre 2026
Produit en bêta, sur un réseau de test. Aucun déploiement en production à ce jour. Le détail technique de ce qui suit est exposé sur la page Sécurité & Confidentialité.
Cette politique décrit les traitements de données personnelles que HealthGuard opère aujourd'hui, tels qu'ils existent dans le code de l'application. Elle est écrite pour être vérifiable, et non rassurante : chaque fois qu'une garantie manque, elle est écrite comme manquante.
HealthGuard traite des données concernant la santé. Le RGPD en fait une catégorie particulière (article 9), dont le traitement est interdit par principe sauf dérogation. C'est le point de départ de tout ce qui suit, et le §3 y revient.
Point ouvert, soumis au conseil juridique de HealthGuard
Trois questions de cette page appellent l'avis d'un juriste et ne sont pas tranchées ici : la qualification de la base légale au titre de l'article 9 (§3), le mécanisme encadrant les transferts hors de l'Union européenne (§5), et la nécessité de désigner formellement un délégué à la protection des données au sens de l'article 37 (§1). Nous préférons les signaler ouvertes que les présenter comme réglées.
HealthGuard
Point de contact unique pour toute question ou demande relative à vos données : contact@healthguard-project.com
Point ouvert, soumis au conseil juridique de HealthGuard
La désignation formelle d'un délégué à la protection des données (article 37) n'est pas arbitrée dans ce document. Le traitement porte sur des données de santé, ce qui rend la question sérieuse ; elle revient au conseil juridique de HealthGuard. Nous ne revendiquons donc pas ici une fonction qui n'a pas été formellement instituée.
Cette section a été réécrite parce que la précédente était fausse. Elle annonçait que nous ne collections pas vos documents médicaux : c'est inexact. Ils passent par notre infrastructure et leur disponibilité dépend de nous — nous ne pouvons simplement pas les lire. La distinction compte, et elle est faite ici.
« Illisible » ne veut pas dire « absent »
Ces données sont entre nos mains : elles transitent par notre serveur, elles sont épinglées sous notre compte chez notre prestataire de stockage, et le jeton qui les y met permet aussi de les dépingler et de les lister. Nous les traitons donc, au sens du RGPD, et nous ne prétendons pas le contraire. Ce qui nous manque, ce sont les clés.
Deux conséquences que nous préférons dire. D'abord, ce qui est écrit sur la blockchain — y compris votre bloc d'identité chiffré — y est public et permanent : illisible aujourd'hui, mais déposé pour toujours. Ensuite, « chiffré » est un état, pas une éternité : c'est la raison pour laquelle le partage de clés utilise déjà une construction résistante au calcul quantique, décrite sur la page Sécurité.
Nous ne prétendons pas que ces traces soient anodines. Une adresse de compte et un rythme de dépôts suffisent, dans certains contextes, à inférer beaucoup. Nous préférons les énumérer que les passer sous silence.
Un traitement de données de santé doit satisfaire deux exigences distinctes, et la version précédente de cette page n'en traitait qu'une.
Nous ne déposons aucun cookie de mesure d'audience ni de publicité, et l'application n'embarque aucun traceur analytique. Le seul cookie déposé est un cookie de session strictement nécessaire au dépôt de documents, d'une durée de 12 heures. Il n'appelle donc pas de consentement à ce titre.
L'article 9(1) interdit par principe le traitement des données concernant la santé. Une base de l'article 6 ne lève pas cette interdiction : il faut, en plus, une dérogation de l'article 9(2). Pour un service que la personne concernée utilise de sa propre initiative pour ses propres documents, la dérogation pertinente est en pratique le consentement explicite de l'article 9(2)(a). Les §7 et §7 bis décrivent, eux, les deux traitements effectués sans ce consentement au moment de la lecture — ils relèvent d'une autre dérogation, et c'est précisément pour cela qu'ils ont leur propre section chacun.
Point ouvert, soumis au conseil juridique de HealthGuard
La qualification finale de ces bases — le choix de la dérogation de l'article 9(2), sa formulation exacte, et son articulation avec l'article 6 — revient au conseil juridique de HealthGuard. Nous exposons la structure, pas un avis de droit.
À dire en même temps, parce qu'une base légale annoncée sans le mécanisme qui la porte n'en est pas une : l'application ne présente aujourd'hui aucun recueil de consentement explicite distinct de l'acceptation des conditions d'utilisation. C'est un écart identifié, à combler avant toute utilisation sur des données réelles.
L'article 13.1(e) impose de vous dire à qui vos données sont communiquées. Cette page ne le faisait pas. Voici la liste, et ce que chacun voit.
Pinata
Service d'épinglage IPFS — notre unique hébergeur de contenu. Établi aux États-Unis.
Ce qu'il voit : Les octets chiffrés de vos documents et de vos enveloppes de clés, leur date de dépôt, et leur taille — bornée par un bourrage, pas supprimée. Le nom de dépôt et les étiquettes sont construits par notre serveur et sont identiques pour tous les dépôts de tous les utilisateurs. Votre navigateur interrogeant directement sa passerelle pour télécharger un document, il voit aussi votre adresse IP, les identifiants de contenu demandés et l'heure de chaque demande. Il ne détient aucune clé.
Privy
Fournisseur d'identité et du compte de signature embarqué. Établi aux États-Unis.
Ce qu'il voit : Votre identifiant de connexion — adresse e-mail, compte Google ou Apple, ou clé d'accès — et le compte de signature dont dérivent toutes vos clés. C'est le tiers le plus sensible du dispositif : qui peut signer à votre place peut re-dériver vos clés.
Alchemy
Infrastructure de compte intelligent (transactions parrainées) et nœud blockchain. Établi aux États-Unis.
Ce qu'il voit : L'adresse de votre compte, les transactions que vous émettez et leur horodatage, ainsi que votre adresse IP. Aucun contenu médical, aucun identifiant nominatif.
L'opérateur du RPC public de Base Sepolia (sepolia.base.org)
Second fournisseur de nœud, utilisé pour la recherche d'historique que le premier ne peut pas servir.
Ce qu'il voit : Les adresses des contrats HealthGuard, des identifiants opaques (relation, ressource), votre adresse IP — et, par la forme même de la requête, L'ENSEMBLE de vos identifiants de relation à chaque rafraîchissement. Il peut donc lier votre adresse IP, ce jeu de pseudonymes et vos heures de consultation. Aucune donnée de santé, aucun identifiant nominatif.
Notre prestataire d'envoi de courrier électronique
Uniquement si vous utilisez le formulaire de contact.
Ce qu'il voit : Le nom, l'adresse e-mail et le message que vous y saisissez.
Et un destinataire qui n'en est pas un : tout le monde
La blockchain sur laquelle HealthGuard écrit est publique. Ce qui y est inscrit — identifiants opaques, états de relation, enveloppes de clés chiffrées, votre bloc d'identité chiffré, les enregistrements d'ouverture du §8 — est lisible par n'importe qui, définitivement. Ce n'est pas une communication à un destinataire identifié : c'est une publication, et elle est irréversible.
La version précédente de cette page affirmait n'effectuer « aucun transfert de données personnelles en clair vers des pays tiers ». Ce qualificatif n'a aucune portée en droit, et l'affirmation était trompeuse.
Il y a des transferts hors de l'Union européenne. L'adresse de votre compte est une donnée personnelle pseudonymisée — pas une donnée anonyme — et elle part chez plusieurs des destinataires du §4, dont la plupart sont établis aux États-Unis. Votre adresse IP également. Le fait que les fichiers soient chiffrés ne retire pas ces flux du champ des articles 44 à 49 du RGPD.
Ce qui ne part pas : le contenu de vos documents en clair, vos clés, et les métadonnées que vous saisissez — ils sont chiffrés sur votre appareil avant le moindre envoi.
Point ouvert, soumis au conseil juridique de HealthGuard
Le mécanisme de transfert applicable à chacun de ces flux — décision d'adéquation, clauses contractuelles types, ou dérogation de l'article 49 — n'est pas arbitré dans ce document, et nous ne l'inventerons pas : nommer un mécanisme qui n'a pas été contractuellement mis en place serait une déclaration fausse. La détermination et la documentation de ces garanties reviennent au conseil juridique de HealthGuard.
Les métadonnées et les états écrits par HealthGuard le sont sur Base Sepolia, un réseau de test public. Ce n'est pas le réseau principal Ethereum, et la distinction n'est pas cosmétique : un réseau principal est une chaîne de production dont la permanence est l'objet même, un réseau de test ne l'est pas.
Deux propriétés opposées, et les deux sont vraies
Rien ne peut être retiré de ce qui y est écrit. Une chaîne publique ne se corrige pas, elle cesse d'être alimentée. C'est la raison pour laquelle la minimisation de ce qui y est publié est traitée chez nous comme une règle d'architecture : la seule protection fiable contre une publication permanente est de ne pas publier.
Et la persistance n'y est garantie par personne. Un réseau de test peut être réinitialisé ou interrompu par ses opérateurs, sans que HealthGuard puisse s'y opposer ni restaurer les données perdues — c'est ce que porte déjà l'article 8 de nos conditions d'utilisation. Ne comptez pas sur ce réseau comme sur un archivage.
Ce qui n'y est jamais écrit : aucun contenu médical en clair, aucun diagnostic, aucun compte rendu, aucun nom de document.
Un professionnel de santé enregistré peut ouvrir un accès d'urgence sur un dossier sans l'accord préalable du patient. C'est un chemin du système où un tiers obtient un accès sans geste du patient, et donc un traitement de données de santé que nous opérons sans le consentement de la personne concernée. Il existe pour une raison précise : un patient inconscient ne peut accorder aucun accès, et un dispositif qui exigerait sa participation à cet instant ne délivrerait rien.
Ce paragraphe ne décrit qu'un des deux traitements sans consentement du système. Le second — la fiche d'urgence à deux facteurs, aux propriétés opposées — est au §7 bis.
Un accès d'urgence ouvert apparaît sur l'écran qui liste les accès à votre dossier, quand la recherche aboutit : cette liste est reconstituée depuis l'historique de la chaîne, et l'écran vous avertit lui-même quand votre fournisseur réseau ne l'a pas remonté en entier. Vous pouvez mettre fin à un accès immédiatement, et le signaler si vous ne le reconnaissez pas.
Trois réserves, dans les mêmes termes que dans l'application
Aucun nom n'étant inscrit pour ce type d'accès, notre application ne vous dit pas qui l'a ouvert. C'est le prix de l'absence d'événement nominatif, qui protège par ailleurs le graphe de soin de tous les patients contre la lecture en masse.
Un accès d'urgence n'est visible que tant qu'il est ouvert. Passé son échéance de 24 heures, nous ne pouvons plus le retrouver : consultez cet écran sans tarder si vous soupçonnez un accès que vous n'avez pas accordé.
Rien ne vérifie qu'une urgence a réellement lieu. Un abus est détectable après coup, il n'est pas empêché d'avance. Le garde-fou est déontologique et hors chaîne, pas cryptographique.
Point ouvert, soumis au conseil juridique de HealthGuard
La dérogation de l'article 9(2) qui fonde ce traitement — intérêts vitaux (9(2)(c)), finalité de médecine préventive ou de soins (9(2)(h)), ou autre — n'est pas arbitrée ici. Elle appelle l'avis du conseil juridique de HealthGuard, au même titre que le §3.
Le détail technique de ce mécanisme est exposé au §7 de la page Sécurité & Confidentialité.
Le §7 ne décrit qu'un seul des deux traitements de données de santé que nous opérons sans votre consentement au moment de la lecture. En voici le second : la fiche d'urgence à deux facteurs, que vous pouvez sceller vous-même depuis votre espace (« Ma fiche d'urgence »). Ses propriétés sont à l'opposé de celles du §7, et doivent être dites séparément.
Vous y renseignez un résumé vital — groupe sanguin, allergies, traitements en cours, personnes à prévenir — chiffré sur votre appareil, puis scellé sous deux facteurs : un secret imprimé sur une carte que vous portez sur vous, et l'admission du lecteur dans un organisme reconnu par HealthGuard. Ni la carte seule, ni l'admission seule ne suffisent à l'ouvrir.
Ce traitement diffère du §7 sur un point qui compte : c'est vous qui scellez la fiche, à l'avance, et ce geste-là est volontaire. Ce qui reste sans votre consentement, c'est chacune de ses lectures futures — potentiellement par un compte que vous n'avez jamais choisi.
L'effacement au titre de l'article 17 est structurellement impossible ici
Le facteur carte est un secret remis en clair au premier professionnel qui scanne votre carte : une fois qu'il l'a lu, il peut recalculer le facteur carte de toutes les versions futures de votre fiche. Le retirer de l'admission n'y change rien : il pourra continuer à ouvrir vos fiches futures jusqu'à ce que HealthGuard fasse tourner la clé de groupe et que vous re-scelliez sous la nouvelle génération. Le seul geste qui dépend de vous est de réimprimer la carte — un simple enregistrement de vos informations ne referme pas cette porte.
Enregistrer vos informations chiffre à nouveau votre fiche, mais garde le secret imprimé sur votre carte actuelle. Pour retirer la capacité d'un professionnel qui a déjà scanné votre carte, utilisez « Réimprimer la carte » : un nouveau secret est tiré, et l'ancienne carte cesse d'ouvrir les futures versions.
Concrètement : quiconque a scanné votre carte au moins une fois, et détient une clé de génération de professionnels admis, peut continuer à déchiffrer toutes les versions futures de votre fiche — indéfiniment. Le seul geste qui vous appartient est de réimprimer la carte, et il ne reprend rien de ce qui a déjà été lu.
Une ligne prouve qu’un compte professionnel admis, connaissant le secret de votre carte, a publié ce reçu — pas qu’il a personnellement lu votre fiche : le déchiffrement se fait sur son appareil, rien ne peut l’y contraindre. Le nom affiché, quand il l’est, est une déclaration faite par ce professionnel à l’enregistrement de son identité, jamais vérifiée par HealthGuard. Un professionnel ayant scanné votre carte une seule fois peut publier des reçus indéfiniment sans jamais relire votre fiche : cette liste détecte, elle ne prévient rien.
Toute personne ayant scanné votre carte une seule fois peut recalculer, pour toujours, le canal sur lequel ces reçus sont publiés — même après une mise à jour de votre fiche. Seule la réimpression de la carte (un secret neuf) referme cette observation.
Comme pour vos documents, ces enregistrements sont publics, opaques et permanents : ils ne peuvent pas être effacés, même si vous demandez l’effacement de votre dossier.
Comme au §7, rien ne vérifie qu'une urgence a réellement lieu. Un abus est détectable après coup dans ce journal, il n'est jamais empêché d'avance.
Cette ouverture, elle, est inscrite dans le journal d'accès de cette personne (votre compte, la version de la fiche, un horodatage) — jamais le contenu que vous venez de lire.
Comme au §8, cet enregistrement est public, permanent, et attribuable à l'adresse de votre compte — jamais au contenu que vous venez de lire. Cette phrase est celle que l'écran d'ouverture vous affiche lui-même, à l'instant où vous ouvrez une fiche : contrairement à l'ouverture d'un document confié, dont l'article 2 de nos conditions d'utilisation vous informe séparément, cette page et l'écran lui-même sont, à ce jour, votre seule information sur ce point précis.
Point ouvert, soumis au conseil juridique de HealthGuard
La dérogation de l'article 9(2) qui fonde ce second traitement n'est pas arbitrée ici, et elle soulève une question propre : le consentement que vous donnez en scellant votre fiche porte sur sa création, pas sur chacune de ses lectures futures par un lecteur que vous n'avez pas choisi au moment du scellement. Cette distinction — et le choix entre 9(2)(c), 9(2)(h) ou une autre dérogation — revient au conseil juridique de HealthGuard, au même titre que le §3 et le §7.
Le détail technique de ce mécanisme est exposé au §7 bis de la page Sécurité & Confidentialité.
L'ouverture d'un document qui vous a été confié, faite depuis l'application HealthGuard, inscrit sur la blockchain un enregistrement horodaté. Il ne porte ni votre nom, ni le titre du document, ni sa catégorie : seulement des identifiants opaques, que les clés restées sur votre appareil rattachent à une relation de soin et à un document. Vous les retrouvez dans votre espace.
Ce traitement existe pour servir un droit précis : savoir à qui vos données ont été communiquées (article 15(1)(c) du RGPD). Il établit qu'une séance d'accès a été ouverte depuis un compte professionnel — non qu'un document a été lu, ni qu'il n'en a pas été conservé de copie.
Cette liste n'est pas exhaustive, et ce n'est pas un contrôle de sécurité
Cette liste montre les ouvertures faites depuis l’application HealthGuard. Un professionnel à qui vous avez donné une clé peut aussi déchiffrer un document en dehors de l’application : cela n’y laisse aucune trace. Retirer un accès reste le geste qui compte : il ferme l’avenir, mais ne reprend pas ce qui a déjà été déchiffré.
Les lectures faites en urgence (carte du Patient + admission du professionnel) sont listées à part, dans l’espace du Patient sur l’application HealthGuard — pas dans la liste ci-dessus. Pour savoir si un accès d’urgence est actuellement ouvert avec un professionnel, le Patient consulte « Mes partages » dans ce même espace. Voir les lectures d’urgence dans mon espace. Sur le mécanisme d'accès d'urgence lui-même, voir le §7.
Ces enregistrements sont publics, opaques et permanents. Ils sont inscrits dans les journaux de la blockchain : ils ne peuvent pas être effacés, même si vous demandez l’effacement de votre dossier. Ils ne nomment ni vous, ni votre document, ni votre soignant, et le canal sur lequel ils sont publiés change chaque jour. Le seul recours est de cesser d’y publier, en retirant l’accès.
Cet enregistrement est émis depuis l'adresse de votre compte professionnel, avant tout déchiffrement, et il est public, opaque et permanent. L'information complète qui vous est due au titre de l'article 13 figure à l'article 2 de nos conditions d'utilisation — elle y est rédigée une seule fois, et nous n'en écrivons pas ici une seconde version.
Vous disposez des droits prévus par le RGPD. Cette section dit aussi, pour chacun, ce que le système peut effectivement faire — parce qu'un droit annoncé sans le geste qui le réalise est une promesse vide.
Vous pouvez obtenir la liste des données que nous détenons à votre sujet. Vos documents et votre bloc d'identité vous sont déjà accessibles en clair depuis votre espace : ils s'ouvrent avec des clés qui se re-dérivent de votre compte et ne transitent par aucun de nos serveurs. L'écran des ouvertures (§8) sert le droit de savoir à qui vos données ont été communiquées, avec les réserves qui y sont écrites.
Les champs de votre bloc d'identité sont modifiables depuis votre espace : la rectification re-chiffre le bloc entier et remplace la version publiée. Elle ne retire pas les versions antérieures de l'historique de la chaîne — elles y restent, chiffrées, comme tout ce qui y a été écrit.
C'est le point où cette page se contredisait : elle promettait « la suppression de vos données » d'un côté, et déclarait les données blockchain « permanentes » de l'autre, sans jamais réconcilier les deux. Voici la réconciliation.
Ce qui peut être retiré. Le retrait d'un document efface de la chaîne son état courant et les enveloppes de clé qui permettaient d'y accéder en interrogeant le système. Les blobs remplacés — index, pointeurs, enveloppes de clé — sont dépinglés de notre service de stockage. Et nous pouvons cesser d'alimenter : ne plus rien publier vous concernant.
Ce qui ne peut pas l'être. Une écriture sur une chaîne publique. Les données des transactions passées, qui contiennent identifiants de contenu, métadonnées et enveloppes. Les événements déjà émis, y compris les enregistrements d'ouverture du §8. Et un fichier chiffré déjà répliqué sur un réseau adressé par contenu : dépingler chez notre prestataire ne reprend aucune copie répliquée ailleurs.
Aucun geste du produit ne réalise un effacement cryptographique
Nous n'écrirons jamais qu'un retrait ou un renouvellement de clés « rend indéchiffrable » ce qui a été publié, parce que ce serait faux. Les clés qui protègent une catégorie sont dérivées de votre clé maître : elles ne se détruisent pas, elles se reconstruisent depuis votre compte. La seule clé tirée au hasard est celle propre à un document, et votre client n'en conserve pas de copie autonome.
La position exacte est donc celle-ci : nous retirons l'état vivant et la découvrabilité — c'est beaucoup, ce n'est pas une destruction. L'indéchiffrabilité effective, elle, tient à la disparition d'un matériel de clé qui dépend de votre compte : nous ne le détenons pas, et nous ne pouvons pas le détruire à votre place. Le revers de cette architecture est explicite : perdre l'accès à votre compte, c'est perdre vos données, et nous ne pouvons pas vous les rendre.
Vous pouvez télécharger vos documents un par un, déchiffrés, depuis votre dossier. Il n'existe pas à ce jour d'export groupé de l'ensemble de votre dossier dans un format structuré et lisible par machine. Nous ne l'annonçons donc pas comme disponible : nous l'écrirons ici le jour où il sera livré.
Vous pouvez retirer à tout moment l'accès accordé à un professionnel, depuis l'écran « Mes partages ». Ce geste est immédiat pour la suite, et sa limite doit être dite dans les mêmes termes que dans l'application :
Ce qu'un retrait d'accès ne fait pas
Une révocation retire l’accès pour la suite, mais ne rend pas indéchiffrable ce qui a déjà été partagé : le professionnel a pu conserver une copie de la clé reçue. Renouveler la clé de la catégorie ferme cette catégorie pour la suite — les documents que vous y déposerez ensuite ne seront plus ouvrables par ceux à qui l’ancienne clé avait été partagée. Cela ne reprend pas les documents déjà partagés — qu’ils aient été ouverts ou non — et ne rechiffre pas les fichiers déjà déposés.
Écrivez à contact@healthguard-project.com. Certains de ces droits s'exercent directement depuis votre espace, sans nous saisir : le téléchargement de vos documents et le retrait d'un accès en font partie.
Deux choses que nous devons déclarer ici
Nous détenons une clé d'administration sur les registres où sont publiées les clés publiques de chiffrement. Elle ne déchiffre rien et ne donne accès à aucun document passé ; ce qu'elle permet, c'est de remplacer la clé publique inscrite pour un compte, donc de détourner les enveloppes futures. Chaque usage laisse une trace publique et permanente sur la chaîne, et le contrat limite cette opération à une fois par semaine et par compte. Le détail est au §9 de la page Sécurité.
Nous ne revendiquons aucune certification : HealthGuard n'est pas hébergeur de données de santé (HDS), n'est pas certifié ISO 27001, ne relève pas d'un cadre HIPAA, et n'a pas fait l'objet d'un audit de sécurité externe. Notre unique hébergeur de contenu n'est pas un hébergeur certifié HDS.
Vous avez le droit d'introduire une réclamation auprès de la CNIL (Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés) si vous estimez que le traitement de vos données n'est pas conforme au RGPD.
CNIL - 3 Place de Fontenoy - TSA 80715 - 75334 PARIS CEDEX 07
Dernière mise à jour : 4 septembre 2026. Les points signalés « ouverts » dans cette page attendent l'avis du conseil juridique de HealthGuard et seront mis à jour ici lorsqu'ils seront arbitrés.
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